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Le fleuve et la montagne. Comment l’Indus a-t-il structuré le relief de l’Ouest Tibet ?

Séminaire le 21 mai 2019 à 10h30
Salle Pyrénées Salle Pyrénées
Gweltaz Mahéo

laboratoire de Géologie de Lyon

 
 Le relief (amplitude locale de l’altitude) des chaînes de montagnes résulte principalement d’interactions entre des processus de surface (climat) et profonds (tectonique). En conséquence, l’évolution des reliefs dans le temps et dans l’espace est contrainte par la nature, la durée et l’intensité de ces processus. Dans la zone de collision Inde-Asie les principaux reliefs sont localisés au niveau de la Haute Chaine Himalayenne, sur la plaque indienne alors que la plaque asiatique est caractérisée par le vaste plateau du Tibet (faible relief, forte altitude). Cependant, si la morphologie de l’Himalaya est relativement constante le long de la chaine, celle de la marge asiatique varie significativement d’est en ouest. En particulier l’ouest du plateau présente un relief local significatif (~1500m) qui se prolonge et s’amplifie au niveau du Karakorum où se trouvent en particulier le K2 (8611m), deuxième sommet du globe, qui s’élève à plus de 3500m au-dessus des vallées environnantes. La mise en place et l’évolution de ces zones de fort reliefs a pu être reconstituée en associant études de terrain et thermochronologie (traces de fission, (U-Th)/He et 4He/3He). Ainsi, plusieurs épisodes de formation mais aussi de disparition du relief peuvent être mis en évidence associant des interactions entre géodynamique de la plaque Indienne, réactivation d’anciens chevauchement et modification climatique. Dans tous les cas il apparait que l’organisation du réseau hydrographique de l’Indus, est un facteur fondamental de contrôle de la sensibilité du relief aux forçages aussi bien internes qu’externes via la capacité de ce réseau à transporter les produits d’érosion en dehors des zones de surrection.

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